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Vos réactions

Messages de lectrices et lecteurs à la suite de la décision de l'éditeur de mettre fin à la parution de La Lettre Hebdomadaire du JdG et GdL après 56 numéros


Dernière mise à jour: 17.07.2008

Vraiment dommage que la Lettre cesse de paraître. Dans chaque numéro, j'ai appris quelque chose que je ne trouvais pas ailleurs. Bonne chance dans votre combat pour une presse indépendante et honnête.
Hans-Peter Gansner, Genève


J’ai appris la cessation de parution avec grand peine. Je redis comme j’ai apprécié La Lettre hebdomadaire, si différente des autres publications, que je lisais chaque vendredi jusqu’à la dernière ligne. Je me console en lisant que la publication n’est suspendue que “momentanément”.
Chantal von Fellenberg, Berne


Je suis désolée que tous vos efforts n'aboutissent à rien. Sans doute, la Lettre était-elle une demi-mesure qui ne pouvait pas remplacer une présence régulière. J'ai eu du plaisir et de l'intérêt à la lire. J'appréciais particulièrement la rubrique du journal étranger, celle du Palais des nations et celle de l'écologie, sujets qui me paraissent essentiels.
Anne Cendre, Paris


A vous tous, qui avez essayé de faire revivre les journaux que nous apprécions, je vous fais part de ma tristesse que le lectorat n'aie pas suivi. Chaque semaine votre lettre était la bienvenue. Merci à tous.
Claudia Weber-Bourgeois, Tartegnin


C'est avec beaucoup de tristesse que j'ai pris acte de l'arrêt de la Lettre. Chaque semaine, je m'étais habituée à la recevoir et l'attendait avec plaisir. Le ton, les sujets traités correspondaient tout à fait à mon attente. Je suis sûre que si les moyens vous l'avaient permis, vous auriez volontiers ajouté plus de rubriques (littéraires, critique de film, de musique, etc.). Bien que courte, la Lettre était dense. Elle passait dans les mains de toute la famille et souvent des amis. Dans notre vie "sur-et souvent mal-informée", elle nous permettait de faire une halte et de favoriser la réflexion et la discussion. Souvent, je la relisais volontiers et y découvrait une autre approche. Bref, je la regrette déjà beaucoup. Bravo pour votre travail et bonne suite.
Marie-Dominique Sanchez, Lausanne


Semaine après semaine, j’ai acheté la Lettre chez mon libraire à Genève et j’en ai eu beaucoup de satisfaction. A la fin du mois de mai, partant pour l’Espagne, j’ai souscrit un abonnement par courrier électronique et voilà que l’article de l’éditeur, “Notre Berezina”, m’apprend que j’en reçois le dernier numéro. Permettez-moi de vous dire, M. Engel, que ne fais pas partie des lecteurs déçus par le contenu de ce journal et que votre affirmation qu’ils représentent le plus grand nombre d’entre eux ne me semble pas fondée. Il ne manque pas de journaux gratuits ou payants pour lire les comptes rendus que vous auriez-voulu y trouver, et ce que la Lettre nous a apporté était d’une toute autre qualité.
Paulette Denis, Genève et Cadaquès


Je suis sincèrement désolé mais pas inquiet. Une mesure circonstancielle n’est pas une mesure structurelle. Vous allez reprendre des couleurs un jour ou l’autre, j’en suis plus que convaincu.
Hugues Jahier, Cadix


Juste au moment où je commençais à bien le sentir, ce JdG. Dommage. Même si je ne connais pas les principales raisons qui ont provoqué cet arrêt brutal de la Lettre, je ne peux que le regretter car il y avait une liberté de ton assez intéressante. Ce fut en tout cas une bien belle expérience qui, j’en suis sûr, va en appeler d’autres, car les fenêtres de tir pour cette presse libre et bien souvent insolente se raréfient toujours plus chaque jour. Mais du moment que l’espoir sommeille et que les braises restent incandescentes, tout reste possible.
Eric Dourel, Toulouse


J’ai bien aimé l’article sur Cotecna, dans le numéro 54. D’excellentes informations sur la situation dans le pays concerné!
A., Genève


L’édito de Christian Campiche est parfaitement cohérent par rapport à la ligne rédactionnelle de la Lettre. Notamment sa vocation d’informer, dans un esprit “humaniste”, d’inciter à la réflexion pour “monde de demain”, objectif que le rédacteur en chef a toujours défendu dès le départ. L’éditeur, en revanche, semble dire que son attente n’a pas trouvé satisfaction. Il aurait aimé la couverture de manifestations culturelles à côté du Forum de Davos, beau méli-mélo, mais quel tableau conformiste! Les anciens du Journal de Genève ont-ils imaginé que l’ancienne mouture du Journal allait reparaître comme avant, c’est-à-dire adaptée au lecteur bon chic bon genre (“haut de gamme”, dans sa position sociale!), habitué à lire quotidiennement des nouvelles qui le confortent dans ses opinions conservatrices, mais en tout cas pas humanistes? Ce fut peut-être un rêve de vouloir ressusciter le Journal de Genève avec de si petits moyens.
Artémis, Losone


J’ai appris avec tristesse l’arrêt (déjà!) de la publication de la Lettre. Je suis tout particulièrement malheureuse comme abonnée n’ayant pas été mise au courant. Mon arrière-grand-père Marc Debrit, qui s’est investi toute sa vie dans la rédaction du Journal de Genève, s’en retourne dans sa tombe...
Jeannik Dami-Debrit, Carouge<


Je m’étonne que tous les membres de la société des Amis du JdG n’aient pas été consultés. Cela aurait permis peut-être de trouver une solution. En outre, je trouve triste le déculottage de l’éditeur, après un passé si important du JdG et fort honorable de la Lettre. En lisant les ambitions de M. Engel, c’est un effectif de l’importance de feu le JdG qu’il faudrait embaucher, ce qui coûterait un saladier. Que des spécialistes de l’actualité, de l’économie, de la politique internationale collaborent, cela aurait certainement intéressé des lecteurs spécialisés, mais cette espèce de “courrier des lecteurs intelligents” était fort intéressant. A cette époque où l’on se plaint que les politiques et les décideurs sont coupés des citoyens lambda, c’était une occasion de rétablir ce contact.
Georges Kleinmann, Genève


C’est bizarre... J’avais cru comprendre que l’éditrice est l’Association des Amis du JdG. C’est bizarre... Je croyait être membre et donc en partie l’éditeur.
C’est bizarre... Je n’ai aucun souvenir d’une décision ou même de l’évocation de l’éventualité d’une telle option dans la moindre communication de l’Association, de Me Engel, ou de qui que ce soit.
C’est bizarre... L’opacité de cette décision me fait penser à celle qui avait, à l’époque, entouré les manoeuvre autour du JdG-GdL, du NQ et du Temps.
Tout cela est quelque peu perturbant. Semaine après semaine, je me félicitais d’être abonné, je me réjouissais de voir qu’une lecture de 20 minutes ne nécessite pas de lire 20 Minutes, et j’applaudissais en silence la qualité du travail rédactionnel.
Se pourrait-il qu’il y ait derrière ceci un conflit de personnes aux fortes personnalités, personnes qui, les unes comme les autres, auraient, dans un moment d’aveuglement, oublié de placer au-dessus de leurs frictions l’intérêt commun d’une information de qualité et indépendante?
Stéphane Rousset, Commugny


Je regrette infiniment que la Lettre ne sera plus publiée mais ce n’est pas pour autant que je me jetterai sur 20 Minutes ou le Matin Bleu. N’ayant pas le temps de lire un quotidien tous les jours, j’ai particulièrement apprécié la Lettre, une lecture bienvenue pendant les trajets en train.
Heidi Golaz, Dizy


Dommage mais c’est la vie. Je continue de croire que la presse de qualité n’est pas morte puisque les lecteurs intelligents ne manquent pas. Elle est juste en pleine mutation et les gens comme Christian Campiche qui expérimentent seront récompensés de leurs efforts. Nous vivons une période tampon qui est difficile pour les journalistes.
Stephff, Bangkok


Je suis navré d’apprendre que la Lettre ne reparaîtra plus. A méditer cette maxime: “celui qui dit la vérité doit être exécuté...
Roger Manser, Grône


Je suis vraiment navrée d’apprendre cette nouvelle. Pour une fois qu’un journal un peu engagé et moins people proposait d’excellents articles, cela me laisse sans voix et confirme ma constatation - même si elle n’est peut-être pas directement liée à ce qui arrive au JdG - que les analphabètes du XXIe siècle ne sont plus ceux qui ne savent pas lire, mais ceux qui ne savent pas manger de l’image. Et je le répète: pour une fois qu’il y avait un bon journal en Romandie!
Carol Haefliger, Valence


Quelle mauvaise nouvelle même si elle était partiellement prévisible. Vous m’en voyez réellement navré et plus que cela. Je tiens à vous dire le plaisir que j’ai eu à travailler si agréablement avec vous.
Renato Burgy, Genève


Tristesse à la vue de cette dernière Lettre. C’est bien dommage. L’éditeur a ses raisons que la rédaction ignore... ou ne partage pas forcément. Je ne doute pas un instant que Christian Campiche gardera le cap sur sa barque, notre barque à tous, comme il l’a toujours fait.
Emmanuel Pinget, Genève


Je regrette la disparition de la Lettre. L’idée était bonne, les textes avaient bonne allure et du sens. Il est vrai qu’il manque un journal où les pensées libérales puissent s’exprimer en toute franchise et sans attaches partisanes ou publicitaires. Vous étiez sur la bonne voie. Je suis désolé que l’expérience s’arrête et vous remercie pour votre travail qui repartira sans doute sous une autre forme.
Bernard Mattey, Montezillon


Monsieur l’éditeur, je vous le dis avec respect et dépit: je n’aime pas vos lignes sur la “Berezina”. Je conçois, bien sûr, qu’il faille à l’éditeur prendre une décision cruelle si la situation lui paraît l’exiger. Mais l’absence de la présentation de comptes, votre charge contre une rédaction que vous avez voulue indépendante et qui l’a effectivement été, votre énoncé d’une prise de position prise par un comité, soit hors de l’assemblée générale dont vous savez, mieux que quiconque, qu’elle demeure l’organe suprême d’une association, tout cela me laisse un sentiment de désolé. Tant pour la cessation de la parution que pour la forme de votre annonce. Au surplus, je souhaiterais savoir ce qu’il adviendra de la propriété du titre.
André Klopmann, Genève


Désolée pour la mort subite de la Lettre. Elle aurait mérité de survivre.
Helen Brügger, Genève


C’est avec tristesse que j’ai appris la disparition de la Lettre. Je le regrette car il s’agissait d’une belle initiative et j’avais du plaisir à rédiger des articles pour vous.
Jérôme Boujol, Le Vaud


Quel dommage.
Joël A. Grandjean, Genève

 

Avant La Lettre

Téléchargez gratuitement l’histoire au jour le jour et les vrais chiffres du grounding de la presse romande:

Journal d'une fusion, par Dominique Flaux, Janvier 1998

Autres ouvrages sur le même sujet :

Une exécution sommaire - la fin du Journal de Genève et Gazette de Lausanne, par Antoine Maurice, Pascal Praplan, Raoul Riesen, Pierre de Senarclens, Marian Stepczynski, Georg Editeur, 1998

Un journal témoin de son temps - Histoire illustrée du Journal de Genève 1826-1998, Slatkine, 1999

Requiem pour le temps perdu, par Pierre Engel, Association des Amis du Journal de Genève et Gazette de Lausanne, 2002.

En dessins

Vu par Stephff
Tibet, Chine, Jeux olympiques
20 dessins au 09.05.08

Feuilleton du JdG

Récits de voyage d'Albert Roussy en Sibérie (Feuilleton complet)siberie.jpg

 

Le 6 août 1883, Albert Roussy, bachelier âgé de 19 ans, quitte Genève pour se rendre à Irkoutsk chez Monsieur Soukatcheff qui l'a engagé comme précepteur de langue française pour ses enfants. A son retour en Suisse, il relate ses 44 jours de voyage en train, bateau et tarentass, dans ce feuilleton en 7 parties (recouvrant 16 épisodes) , paru du 12 mai au 27 mai 1887 dans le Journal de Genève.
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